Et pourtant dans l’ensemble du mouvant arabe il y a des grandes différences.  Médias et communications.

Le Royaume du Maroc ou la ‘’différence spécifique’’.

Le Centre Marocain Interdisciplinaire des Etudes Stratégiques et Internationales CIMESI, laboratoire des communications et des Médias, de la pensée géopolitique. Chance de l’ouverture vers le monde.

La politique de reformes aux petits pas.

Et pourtant dans l’ensemble du mouvant arabe il y a des grandes différences.

Si les points de vue sur les grandes changements dans le monde arabe sont tres différents aujourd’hui, il faut dire que personne ne peut nier le rôle énorme de la communication et des médias dans ce grand changement qui  suscite tant d’émotion et qui continue d’être à la une des pages des journaux, partout dans le monde.

L’internet a fonctionné comme lien permanent, les systèmes répressifs n’ont pas pu faire face  à l’assaut du Pouvoir de la Communication : à Davos le patron de Google, Eric Schmidt  a affirmé que : ‘’L’internet s’est révélé l’unique mode de communication libre à l’occasion du printemps arabe et l’Occident ferait bien de ne pas l’oublier’’. Dans une défense passionnée d’internet devant les participants du 42-ème Forum économique mondial (WEF), le président de Google a également souligné que ce mode de communication, considéré parfois comme à l’origine de suppressions d’emplois, représentait au contraire une grande opportunité pour les entreprises. Lors d’un débat sur le thème de la croissance, Schmidt a expliqué qu’il revenait de Libye où il a été frappé de voir combien l’internet avait joué un rôle important dans la révolution qui a renversé le colonel Kadhafi.

«La chose la plus importante que j’ai apprise au sujet du printemps arabe c’est qu’ici nous prenons l’internet comme quelque chose d’acquis», a-t-il expliqué. Mais, «quand vous vivez dans un pays où la censure est la norme (…) internet est votre seul mode de communication», a-t-il ajouté. Selon M. Schmidt, l’internet, non censuré, pourrait permettre que la nouvelle génération de dirigeants arabes ne répète pas le même schéma de corruption des anciens pouvoirs en place. Il a suggéré sur ce point que la publication sur internet des avoirs détenus par les hommes politiques devienne obligatoire.

Le rôle d’internet dans les révolutions du printemps arabe a été mémorablement illustré par Wael Ghonim, directeur du marketing de Google pour le Moyen Orient, qui a administré la page Face book ayant contribué à la révolution en Égypte.

Bon, les faites sont accomplies, le résultat est déjà visible et  il nous reste à voir si c’était vraiment ça l’intention des internautes révolutionnaires.

Car après le „printemps arabe”, voici venu le temps des islamistes.

Un peu partout, les forces et les partis qui se réclament de l’Islam se positionnent comme une alternative de gouvernement aux régimes déchus ou contestés. Dans certains cas, comme en Tunisie, au Maroc et en Egypte, ces partis apparaissent même comme les grands vainqueurs des premières élections libres. Mais ces forces islamistes converties à la démocratie font peur, à l’intérieur comme à l’extérieur, en raison de leur passé et de leurs prétentions politiques et idéologiques.

Qu’en est-il vraiment ? Quelles sont ces forces conservatrices devenues incontournables ? Lequel  est leur programme et leur agenda politique ? Est-ce qu’on peut anticiper quel sera  l’avenir des femmes et des minorités ? Faut-il s’attendre à une extension de la charia ?

Voici des questions importantes pour comprendre la nouvelle donne géopolitique : les principaux pays arabes sont passés au crible de l’histoire immédiate.

Les révoltes du Monde Arabe, le mouvement du changement et  la vague des contestations risquent de se propager.

Mais comment ? Par quels moyens, dans quelle direction et  avec quelles conséquences ?

Il y aura des conséquences pour le monde entier, pour les pays concernés et pour la relation de longue durée Nord -Sud, des deux cotés de la Méditerrané ?

Dans ce monde global, la stabilité des régions joue un rôle essentiel. Pendant que le monde économique tourne en rond et subit les conséquences de l’avarice des banques et d’un système financier défaillant, le monde bouge dans un sens qui semble être la démocratie mais, seulement l’avenir pourrait nous dire si c’est vrai.

Cleopatra Lorințiu, Représentante de l’Observatoire des études géopolitiques de Paris, expert de CMIESI

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